L’oiseau de pluie
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L’oiseau de pluie, perché sur le grand tamarinier, très heureux chantait de joyeux “pluipluiplui”! |
| Kunti le regarda longuement… Il réfléchissait… Puis il alla trouver sa grand-mère. - Grand-mère, dit-il, si nous avions un oiseau de pluie à nous, crois-tu que nos champs seraient arrosés quand nous le voudrions? La grand-mère hocha la tête et répondit sans hésiter: Mais Kunti voulait en savoir davantage et il alla trouver son Père. - Non, je ne le pense pas. Les vieux du village racontent beaucoup de légendes… Faut-il croire tout ce qu’ils disent? Mais Kunti voulait en savoir davantage. Il alla trouver le Grand-Sage: Kunti en savait suffisamment cette fois. « C’est bon, se dit-il, j’irai chercher un oiseau de pluie ! » Il marchait depuis quelques instants seulement lorsqu’il entendit une voix moqueuse l’interpeller |
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Levant la tête, Kunti aperçut un perroquet à travers les branches d’un grand arbre. - Je vais à la recherche d’un oiseau de pluie. - Je n’aime guère cet oiseau qui se mêle toujours de chasser le soleil. Alors si tu veux, je peux t’aider, je peux t’aider ! Je sais très bien imiter son cri. Ecoute : “Pluipluiplui” ! - En route donc! Et Kunti poursuivit son chemin en compagnie du perroquet. Quelques instants plus tard, ils rencontrèrent un singe. |
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- Bonjour, Kunti ; bonjour, Perroquet ! Où allez-vous ainsi dans la brousse? - Nous cherchons, nous cherchons… euh… Un oiseau de pluie, dit Kunti. - Vraiment ? Alors, je vais avec vous, je peux vous être utile : je sais fabriquer les pièges qui attrapent les oiseaux de pluie. Au bout de quelques heures, ils arrivèrent au pied d’un baobab. Il fabriqua un piège et le perroquet, caché dans les branches de l’arbre, se mit à chanter de gais “pluipluiplui”. Il fallait attendre qu’un oiseau de pluie se décidât à venir. Kunti s’assoupit. |
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| Il fut réveillé en sursaut par le perroquet qui piaillait: - Ça y est, il est pris, il est pris... L’enfant trouva dans le piège l’oiseau qui se débattait. Lorsqu’il fut arrivé, il remercia le perroquet et le singe et prit congé d’eux. |
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Il construisit une belle cage à l’oiseau. Il l’y enferma, et tout le village vint l’admirer et lui demander d’appeler la pluie. Mais l’oiseau, triste, se contentait de pousser de temps à autre un petit cri plaintif. |
| Des jours et des nuits passèrent, l’oiseau ne chantait pas. Les gens du village ne venaient plus voir l’oiseau.
Kunti attendait, Kunti espérait toujours. Les semaines passèrent. Les champs du village et ceux d’alentour se desséchèrent au point que la terre se fendit et se craquela. Alors Kunti se rendit chez le Grand-Sage. |
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| - Pourquoi es-tu triste et en larmes, Kunti? - Parce que j’avais peur là-dedans. - Pourquoi as-tu pleuré au lieu de chanter, Kunti? - A-t-on envie de chanter quand on est enfermé? Demanda le Grand-Sage. - C’est bon, Kunti. Maintenant, rentre chez toi et occupe-toi de ton oiseau. |
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Kunti venait d’apprendre une leçon.
Il rentra chez lui, prit la cage qui était dans sa hutte, la sortie dehors, ouvrit la porte et sortit délicatement l’oiseau en murmurant: Et sur le village de Kunti une pluie chaude et bienfaisante se mit à tomber. Kunti, l’oiseau de pluie et tous les habitants du village étaient maintenant tous très heureux. |





L’après midi passa et avant la tombée de la nuit, le Grand-Sage délivra l’enfant et lui demanda: